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dimanche 26 janvier 2020

Il est temps que je vous raconte...le syndrome de Kawasaki...ou comment nous avons failli perdre Joseph.

En cette journée mondiale de sensibilisation à la maladie de Kawasaki, j'ai décidé de vous livrer notre vécu. Je vais aujourd'hui parler en tant que maman. Nous aurions pu écrire à deux cet article, avec mon mari, parce que lui aussi a vécu ce drame intensément, mais j'ai fait le choix de vous livrer mon point de vue, mon histoire, parce que j'en ai besoin et parce que vous qui me lisez, vous êtes essentiellement des mamans. 

J'en ai besoin, parce que je n'ai pas mis de mots sur ce qui nous est arrivé. C’est la première fois que je vais vraiment tout dire... Sachez que j'en fais des cauchemars encore deux fois par semaine au minimum.
Mon mari aussi a pleuré, mon mari aussi est traumatisé, et notre couple a été mis à rude épreuve ; il en porte encore les séquelles.


Je ne ferai pas d'article médical, je ne suis pas médecin,. Je vous dirai ce qui s'est passé pour nous, pour Joseph, 3 ans et demi au moment des faits ; je vous raconterai son cas à lui.

Sachez que Joseph a toujours été en parfaite santé. Il est né à terme, n'a aucun problème, ni  allergie, ni fragilité, ni "problème médical". Il est même rarement malade.

La maladie de Kawasaki est une maladie rare, mais qui existe bel et bien, y compris en France.TOUS NOS MÉDECINS, devraient en connaître les symptômes. Mon médecin n'en avait jamais entendu parler avant que Joseph soit atteint. Ses collègues du centre médical non plus. AUCUN.

On commence à en parler à la télévision, dans les journaux, dans les séries télévisées (Grey's Anatomy). Les stars en parlent. John Travolta a perdu son fils suite à une crise cardiaque liée au Kawasaki qu'il avait eu plus jeune...

Je vais reprendre les faits de façon chronologique, comme dans un journal intime, pour que vous vous rendiez compte avec quelle rapidité Joseph a failli mourir. Je ne dramatise pas en disant cela, il a réellement failli mourir en une semaine...

Ici, 2 mois après sa sortie de l'hôpital


Dimanche 19 mai 2019 - Jour de la contamination

Ce matin-là, par un temps froid et humide, nous allons nous promener en famille. Joseph va très bien. Je ne voulais pas sortir parce que j'avais peur qu'ils reviennent "avec une bronchite" (Si j'avais su!). Néanmoins, en fin de journée, il est fatigué et dit "avoir mal au cou". Il vient en fait de démarrer le syndrome. Il y a moins de 24h d'incubation pour Kawasaki ; cette saleté vient d'entrer en lui. On ne sait pas encore ce qu'est ce Kawasaki : plusieurs hypothèses existent (champignon, virus, bactérie, on ne sait pas), des chercheurs sont sur le coup.

Lundi 20 mai 2019 - Jour 0

Joseph passe la journée à la crèche parce que le lundi j'emmène Louis apprendre à nager à la piscine.
Le soir, "les nounous" me disent qu'il n'avait pas l'air en forme aujourd'hui ; il était calme, fatigué. Elles ont vérifié et il n'a que 37.5°; donc, en soi, pas de fièvre...
Joseph me dit qu'il a mal au cou... Comme il n'a que 3 ans et demi, j'en déduis qu'il a peut-être mal à la gorge. A cet âge, on confond facilement "cou" et "gorge". Mais il n'a pas de fièvre...

Mardi 21 mai 2019 - J 1 (comme disent les médecins; en fait, c'est le 1er jour de fièvre).

Joseph a de la fièvre. Il monte haut, plus de 40° ! Je suis inquiète. Et il me dit avoir très mal au cou. Je me dis qu'il a dû attraper une angine. Dans ce cas, on donne des anti-inflammatoires. Et sa fièvre est méchante ; du coup, j'alterne Advil et Doliprane, pour calmer sa fièvre (et ça marche un peu, on est ensuite dans les 38°). Je sais que, le lendemain, nous allons chez le médecin pour les vaccins de Côme ; donc j'en profiterai pour lui montrer Joseph.

lundi 29 juillet 2019

Camping Campéole Le Giessen, des vacances "grandeur nature"


Dans cet article, je vais vous présenter le camping où nous avons passé une semaine fantastique du 20 au 27 juillet 2019.
Il y aura un autre article demain dans lequel je vous parlerai de nos activités (très nombreuses!), je ne voulais pas tout vous mettre dans le même article, sinon ce serait beaucoup trop long à lire!



Le camping est tenu avec chaleur et sympathie par Jeanne Blier, la directrice. En discutant avec les animateurs j'ai senti beaucoup de chaleur et de complicité dans cette équipe et je crois que cette bonne entente, cette sympathie sont essentielles au bon séjour des campeurs! Bravo donc à cette dame qui a su apporter cette ambiance familiale et amicale.


La situation géographique


Le camping Le Giessen, 4 étoiles,  est situé dans le village de Bassemberg, près de Villé. Il est donc entouré de lieux touristiques très prisés (le château du Haut-Koenigsbourg, le Mont Saint Odile, la Montagne des Singes, La volerie des aigles, Colmar, Naturoparc, Ribeauvillé, Riquewihr, ....je ne peux pas tout vous citer tellement il y a de lieux à voir dans les environs!).


En plein cœur de l'Alsace, entre les vignes et les monuments historiques, sans oublier les très nombreux restaurants qui proposent des plats traditionnels (tartes flambées, choucroutes, baeckeoffe, bibeleskaes, ...). Cet endroit est dépaysant, bien qu'étant en France, la marque allemande est encore bien présente et l'Alsace semble être un "pays" à elle seule. Les traditions sont bien ancrées, l'accent est fort charmant et nos hôtes sont accueillants. 
Du point de vue de la flore, elle est assez similaire à celle que nous avons en Haute-Marne mais quel plaisir de découvrir un animal que nous ne connaissions pas réellement : la cigogne! Nous en avons vu tous les jours! Dans les champs ou même dans le ciel au-dessus du camping!





L'environnement





Le camping est niché au pied des Vosges (le paysage est magnifique, on est entouré de montagnes boisées), très vert et traversé par une rivière. Cette rivière c'est leur grand atout, elle est peu profonde et en accès direct, on peut donc aller jouer dans l'eau (ou tremper ses pied en bouquinant) à toute heure de la journée. D'ailleurs tout le camping est "dans la nature", on se sent vraiment en paix. Il est très calme et reposant. L'équipe est d'ailleurs soucieuse de cet environnement et nous explique dès notre arrivée comment effectuer le tri (et même le compost!).





Le camping en lui-même est à "taille humaine" comme j'aime le dire, c'est-à-dire un petit camping dont on fait vite le tour (et on aime ça!). Il est composé de 3 grandes rues qui se rejoignent au centre (où se trouvent les pôles animation, restauration et accueil). L'accueil est tenu par Mireille, Coralie et Khalifa, tous souriants et prévenants.


Je vous emmène visiter le camping en vidéo, un matin, en allant chercher le pain:

mercredi 15 mai 2019

Cassis aux vacances de Printemps, un petit coin de paradis accessible

Pour ces vacances de Pâques, nous sommes allés découvrir Cassis et ses calanques. Nous n'aimons pas les grosses chaleurs (et le gros flot de touristes qui va avec), nous avons donc préféré y aller en avril. Je vous le conseille vivement les prix sont plus abordables, et on savoure ce joli village (ils l'appellent "le village" mais par rapport au nôtre c'est tout de même une petite ville ;-) ), sans se faire marcher sur les pieds.


Attention cet article est long parce qu'il y a beaucoup de photos mais je t'interdis de repartir d'ici sans aller voir la vidéo plus bas où je te montre les calanques en bateau ;-)

Cassis, joli village méditerranéen


Le village est entouré de forêts de pins, de vignobles et protégé par le Cap Canaille (plus haute falaise maritime d'Europe). Bien qu'il soit connu des touristes, le paysage a su être préservé, il y a encore beaucoup de végétation sauvage autour du village.





Cassis est nichée entre le Cap Canaille de couleur ocre rouge et le massif des calanques. On peut y accéder par de petites routes entre les vignobles et forêts ou par bateau en s'amarrant au petit port de pêcheurs de Cassis.

vendredi 29 mars 2019

Poisson d'avril ! Recette de gâteau facile et beau.

Bon commençons par une consigne à respecter : ce poisson d'avril ne doit surtout pas être collé dans le dos. Je préfère prévenir, je ne voudrais pas qu'on se plaigne de mon poisson.


Aujourd'hui donc voici un atelier cuisine à partager avec vous! En effet, pour mon anniversaire (le 23 mars, si tu as oublié ce n'est pas grave, tu peux m'envoyer un cadeau quand même), j'ai préparé ce joli gâteau poisson et je me suis dit que ça vous ferait peut-être plaisir de faire vous aussi ce gâteau avec vos enfants.



Le gâteau en lui même est un simple gâteau au yaourt (je te mets la recette au cas où tu ne saurais pas faire le gâteau au yaourt), mais en fait tu peux faire un autre gâteau, par exemple au citron ou aux amandes, ce qu'il faut c'est qu'il "tienne" bien, qu'il ne parte pas en miettes quand vous en couperez une part.

Gâteau au yaourt :

- 1 pot de yaourt nature
- 2 pots de sucre en poudre
- 4 pots de farine (ou 3 selon les recettes)
- 4 oeufs (ou 3 selon les recettes)
- 1/2 pot d'huile de tournesol
- 1 sachet de levure chimique
- un peu de vanille

Vous ajoutez les ingrédients dans cet ordre en mélangeant à chaque fois, puis 40 minutes à 180°.






Une fois que le gâteau est cuit, laissez le refroidir complètement avant de le décorer!! Puis vous coupez une part (mais regardez bien la photo, la part ne va pas jusqu'au centre, c'est une petite part pour faire la bouche) et vous la placez derrière pour faire la queue du poisson.



Puis vient le moment de préparer la crème qui va recouvrir le gâteau. Il s'agit en fait de fromage frais, à l'américaine ;-)

Voici donc ce qu'il va vous falloir pour décorer le gâteau :


- 200g de fromage frais (j'ai pris du Philadelphia)
- 2 cuillères à soupe de sucre glace

- quelques fraises Tagada
- des fraises fraîches (je dirais environ 250g ;-) )
- 1 paquet de mini-smarties

Vous devez préparer le fromage frais en le mélangeant (au fouet) avec le sucre glace.



Puis vous devez recouvrir le gâteau entièrement avec le fromage frais sucré.


Ensuite arrive le travail des enfants : trier les smarties pour ne prendre que certaines couleurs, puis les placer comme ci-dessous pour dessiner la face et la bouche du poisson.



 Placer des fraises Tagada sur la queue et en mettre une pour l’œil.



Ensuite il n'y a plus qu'à couper les fraises en tranches pour faire les écailles. J'ai personnellement utilisé un moule pas assez large, avec un moule plus large, j'aurais pu mettre plus de fraises !! De même mes fraises étaient trop grosses, ce serait plus joli avec des petites fraises, ça ferait plus d'écailles.





Et voilà le joli poisson d'avril est prêt, c'était facile n'est ce pas? Il ne manque plus qu'à trouver un plat assez grand pour porter ce joli gâteau!!

Je tiens à dire que je n'ai rien inventé, j'ai trouvé cette recette dans le livre Gâteaux Kids de chez Larousse. Je vous avais déjà parlé de ce livre quand j'avais fait mon gâteau loup ;-) Je vous donnerai la recette bientôt!

jeudi 17 janvier 2019

Quand j'ai fait le choix de devenir mère au foyer

Aujourd'hui c'est un article beaucoup plus personnel que je vais partager avec vous.
Comme vous le savez nous avons fait le choix d'instruire nos enfants à la maison. Seulement ce choix  a été accompagné d'une autre grande décision, une décision dont on parle rarement.

Il a fallu que nous décidions qui allait rester à la maison pour instruire les enfants. Je sais bien que certains réussissent à concilier vie professionnelle et instruction à la maison mais nous sommes tous les deux professeurs à plein temps et n'avons pas de famille dans la région.


Je dois avouer que le choix a été vite fait puisque mon mari avait un salaire deux fois plus gros que le mien. Mais tout de même, même si j'étais très enthousiaste de vivre cette aventure avec les enfants (et que je ne le regrette nullement) c'est un sacré pas de dire "Je n'irai plus travailler durant de nombreuses années". 




J'ai commencé en douceur en disant "Je suis en congé parental", d'ailleurs j'y suis toujours puisque j'ai donné la vie à 3 jolis bambins à la suite, je suis donc en congé parental jusqu'aux 3 ans de Côme, mais, a priori, je vais être ensuite "en disponibilité". 
Tout ça pour en venir au sujet principal : je suis mère au foyer.


J'ai été ingénieur, sophrologue, professeur des écoles et je suis désormais Mère au foyer....

Pour être honnête, heureusement que j'instruis mes enfants parce que je me serais vite ennuyée intellectuellement sans cela. Je déteste le ménage, j’aime cuisiner mais pas non plus au point d'y passer des heures tous les jours, l'école à la maison est donc épanouissante et passionnante pour mes enfants mais aussi pour moi-même! Elle m'apporte de quoi nourrir mon cerveau toujours bouillonnant!


Néanmoins, assez vite, il m'a manqué des relations sociales, c'est comme ça que le blog est né ;-)


Je suis donc
🔻
Mère au foyer
Enseignante
Blogueuse
🔺

jeudi 24 mai 2018

Je vous raconte MA césarienne

J'aurais pu écrire "je vous raconte mon accouchement" mais la césarienne n'est pas réellement un accouchement....C'est une naissance c'est certain, mais ça reste une intervention chirurgicale plus ou moins stressante et plus ou moins réussie.
Ma dernière césarienne a été une franche réussite et je remercie du fond du cœur l'équipe qui s'est occupée de moi (Maternité Régionale de Nancy pour les curieux) parce que, grâce à eux, je reste sur un merveilleux souvenir de naissance.




Beaucoup de mamans racontent leurs accouchements et je fais partie des mamans qui lisent les récits d'accouchement, parce qu'on est toutes un peu "traumatisées" par nos accouchements, pas forcément de façon négative, c'est même la plupart du temps positif, mais il est évident que ça nous marque à vie (physiquement et mentalement). Et bien sûr, on a à coeur de partager notre expérience avec les autres mamans. J'ai une amie qui organise des "tentes rouges" pour parler entre femmes et, pour y avoir participé 2 fois, j'adore ça! Echanger, verbaliser, partager....d'où ce blog ;-) et cet article!

Alors entrons dans le vif du sujet!


Je suis entrée à la maternité le dimanche 6 mai, vers 15h30. Là on m'a installée dans ma chambre (individuelle pour les césas, tant mieux j'aime partager, mais j'aime bien aussi dormir seule dans ma chambre ;-) ), on m'a fait une prise de sang, un monito pour vérifier que bébé était toujours en forme, puis on m'a expliqué ce qui se passerait le lendemain matin.
J'ai eu le droit à un repas léger, et on m'a signifié que je devais être à jeun à partir de minuit. Ensuite je suis allée prendre une douche avec de la Bétadine, j'ai avalé l'anxiolitique qu'on m'avait donné et hop au lit.

Mon mari a passé la nuit avec moi sur un "lit accompagnant" (ça déjà c'est super parce que pour les autres césas, dans un autre hôpital, il avait droit au fauteuil tout raide!).

Le lendemain matin, dernier monito pour bébé, et deuxième douche à la bétadine pour moi puis....patience...et oui dans les hôpitaux on attend toujours beaucoup mais ça paraît normal, le temps que tout le monde soit prêt!

Ensuite, vers 10H on est venu me chercher. On m'a emmenée au bloc. Là je dois l'avouer le stress commençait à monter....une infirmière m'a posé des questions pratiques du genre "Avez-vous des allergies?". On m'a présenté l'anesthésiste, très gentil, et son interne. On m'a expliqué ce qu'on allait me faire (rachianesthésie) et comment ça allait se passer.

Ensuite on m'a posé un cathéter sur la main. L'interne s'est loupé au premier essai, ça fait mal et surtout ça fait peur. Heureusement l'équipe me changeait les idées en discutant.
Puis on m'a posé la rachianesthésie. Soyons honnête quand j'ai su que c'était l'interne qui allait la poser j'ai tremblé.....MAIS il assuré et me l'a posée du premier coup sans aucun souci! OUF

Bon là déjà j'ai soufflé un grand coup, la rachi était posée, petit à petit je ne sentais plus le bas de mon corps, tout s'annonçait bien.
J'ai des soucis de tension (trop basse, je m'évanouis facilement) et là aussi l'équipe a assuré en maintenant ma tension à un niveau correct tout le temps (alors que lors des précédentes anesthésies j'ai perdu connaissance et sévèrement!!!).

Ensuite ils ont fait rentrer mon mari dans le bloc avec une jolie blouse, une charlotte et des cache-chaussures. Il s'est assis près de ma tête, il était aussi tendu et ému que moi, on allait rencontrer notre bébé!!!

Il faut savoir que mon mari n'a pas pu assister aux autres naissances, c'était sa première naissance!!!

L'obstétricienne est entrée en scène, j'aime beaucoup cette femme parce qu'on la sent efficace, professionnelle mais en plus MAMAN. Elle nous avait expliqué lors d'une visite qu'elle essayait au maximum de préserver le lien mère/enfant, père/enfant lors de ses césariennes.

Ils ont installé le "champ opératoire", c'est à dire une sorte de rideau pour qu'on ne voit pas ce qui se passe (vaut mieux tout de même hein). Nous étions donc, mon mari, moi-même, l'anesthésiste, l'interne et l'infirmière anesthésiste derrière ce drap, dans les "coulisses" pendant que l'obstétricienne et une autre personne (une interne? Là j'avoue que je n'ai pas retenu) entraient en action...


C'en est suivi un grand moment d'isolement dans ma petite bulle pour moi....J'entendais bien que l'anesthésiste échangeait avec mon mari sur différents sujets (pour lui changer les idées je pense), mais moi je n'étais plus avec eux, j'étais avec mon bébé....j'essayais de communiquer avec lui, de le rassurer (de ME rassurer?), et de lui dire qu'on allait bientôt se rencontrer, que tout allait bien se passer....qu'on serait vivants tous les deux (ET oui ça y est je l'ai dit, j'avais peur de mourir....J'ai eu peur de mourir à chaque césarienne...).
Je sentais tout ce qui se passait, je sentais (et j'imaginais) tout ce que l'obstétricienne faisait....couper, pousser, appuyer, écarter....c'est une sensation vraiment étrange, effrayante mais en même temps presque irréelle puisqu'il n'y a aucune douleur.
Puis je les ai senties en train de sortir mon bébé (à 10H14 précisément) et là on a entendu pleurer notre bébé (et j'ai pleuré aussi, de soulagement, on l'attend tellement ce premier cri). L'obstétricienne s'est exclamée "Oh quel beau bébé!" et elle l'a passé de l'autre côté du rideau pour que nous puissions le voir...

Quelle émotion....J'en ai encore les larmes aux yeux. Mon mari comme moi garderons, je pense, cette image gravée dans nos mémoires....Ce beau bébé tendu vers nous, en pleine santé et criant à pleins poumons.


Ils ont ensuite emmené le bébé dans la petite pièce à côté pour lui faire ses premiers soins et là, à ma grande surprise, ils l'ont remis près de nous, dans une petite couveuse. J'avais mon bébé à côté de moi pendant qu'on me recousait, je ne pouvais le quitter des yeux.



Une fois que j'ai été recousue, ils m'ont dit, pour mon plus grand bonheur, que "comme il n'y avait pas beaucoup de monde" ce jour là, ils n'allaient pas me mettre en salle de réveil avec les autres opérés, mais seule dans une petite pièce surchauffée (heureusement parce que je mourrai de froid, ça fait toujours ça après la rachi), avec le papa et le bébé, tous les 3 pendant 2 heures. Quel bonheur!! Lors des précédentes césariennes j'ai passé à chaque fois 2H en salle de réveil, seule, enfin avec des inconnus. A chaque fois j'étais heureuse parce que tout s'était bien passé mais c'était si long et j'étais si seule!
Nous avons donc passé 2 heures tous les trois dans cette pièce, sous surveillance mais ensemble. Papa a fait du peau à peau et j'ai eu un peu bébé contre moi aussi, nous lui avons donné sa première tétée et nous étions sur notre petit nuage.

Ensuite on m'a remonté dans ma chambre, et nous avons pu savourer ce moment ensemble.



Pour la suite ma rémission a été plutôt rapide, déjà parce que le mental était là, je me sentais heureuse et forte. Et puis le papa, a passé la première nuit avec nous alors il m'a bien aidé, parce que je devais rester allongée. Enfin j'ai eu la chance de participer à un nouveau protocole de gestion de la douleur et j'avais donc de la morphine directement injectée au niveau de la cicatrice avec un cathéter, j'ai donc pu me lever dès le premier soir et le lendemain de la césarienne, je me déplaçais seule.




Voilà, mon récit était un peu long, mais je sais qu'avant de connaître moi-même la césarienne, j'étais friande de ces récits plein de détails qui t'expliquaient réellement les choses. J'espère donc, par ce partage, rassurer certaines mamans inquiètes. Bien évidemment toutes les césariennes ne sont pas aussi réussies et vous lirez aussi des expériences plus angoissantes mais sachez que ça peut aussi très bien se passer et être vécu presque comme un accouchement naturel ;-)


lundi 7 mai 2018

Je vous présente Côme

Côme est né aujourd'hui à 10h14 à la maternité de Nancy. Il fait 50 cm et 3kilos690 .
Tout s'est très bien passé ! Il va très bien !
La césarienne a été mieux que les autres. Je suis restée avec papa et bébé presque tout le temps (génial !).
L'anesthésie était bien dosée donc j'ai pu dès ce soir faire quelques pas et me debarbouiller.
Et bébé a été mis au sein dès la fin de la césarienne.
Franchement je suis heureuse et satisfaite!
Maintenant il n'y  a plus qu'à savourer le moment avec plein des câlins.

PS : Je n'ai pas voulu copier Kate alors j'ai opté pour une jolie blouse d'hôpital plutôt qu'une robe rouge.

dimanche 6 mai 2018

Je ne porterai plus de bébé dans mon ventre




Ça y est, j'y suis.
Je suis installée dans ma chambre d'hôpital. Je vais bientôt prendre une douche à la bétadine et la césarienne aura lieu demain matin (on ne sait pas encore à quelle heure).
Je suis un peu angoissée mais contente de rencontrer bientôt Côme qui existe déjà dans nos vies et nos cœurs depuis plusieurs mois.

Le plus dur pour moi ce soir c'est de me dire que c'est fini. Je ne porterai plus de bébé dans mon ventre. Il y a plein de raisons sensées et justifiées à cela : ça devient dangereux pour ma santé, j'ai 40 ans, j'ai déjà 4 enfants...Tout ça je l'entends et le comprends mais je suis tout de même triste.
Je sais que c'est une étape qui se termine pour laisser la place à une autre mais c'était une sacrée belle étape. Ça va vraiment beaucoup me manquer de ne plus sentir grandir la vie en moi.
Bizarrement c'est plus dur pour moi que le fameux passage des "40 ans"... Le coup de vieux je le prends maintenant.

Alors que vais je faire pour surmonter la déprime qui va certainement pointer le bout de son nez?

Déjà je vais beaucoup pratiquer le portage, j'ai besoin de sentir encore mon bébé contre moi....puis je vais essayer de mémoriser le plus de détails possibles, tous ces instants que je ne revivrai pas. Je vais verbaliser, partager avec vous, avec les mamans. Puis je reprendrai le dessus, me lancerai avec enthousiasme dans l'étape suivante... Et accessoirement je mangerai du chocolat.
Mais en tout cas demain à la même heure, l'étape suivante commencera.

Je vous dis à bientôt les amis.



mercredi 2 mai 2018

La valise pour la maternité

Il était temps que je la fasse n'est ce pas? Mais sincèrement les "déjà mamans" vous réussissez, vous, à tout mettre dans une valise? Parce moi c'est un vrai déménagement à chaque fois!!! J'ai honte quand j'arrive à la maternité mais j'ai BESOIN de tout ça, oui oui oui!


Alors qu'ai-je emporté?


Pour moi :


- Vêtements pour une semaine (surtout pas trop chauds, il fait toujours très chaud dans les hôpitaux! Et pratiques pour l'allaitement)
- Affaires de toilette
- Bouquin
- Téléphone et chargeur
- Bouilloire + tasses + thé vert et tisanes
- Quelques bouteilles de Coca zéro (parce que j'adore ça oui je sais c'est pas bien!)
- Des petites bouteilles d'eau pour mes visiteurs
- Des petits chocolats pour mes visiteurs (et moi au cas où comme ça ;-) )
- De l'Hépar (pour m'aider et oui c'est pas toujours facile après une césarienne de retrouver un transit normal!!)
- Laxatifs légers (pour les mêmes raisons)
- Des mi bas de contention mais franchement j'espère oublier de les mettre, je déteste ça!
- Une grosse boîte de mouchoirs
- Un pulvérisateur d'eau (quand tu as très très chaud ou que tu fais malaise sur malaise parce que t'es quand même bien fatiguée après la césa)
- Mon oreiller (parce qu'aucun oreiller au monde ne peut égaler le mien, avec mon odeur)
- Mon coussin de grossesse (pou caler sous les genoux juste après la césa, comme ça,  ça tire moins ET pour bien caler bébé quand je le veux près de moi et qu'il n'est pas dans mes bras)

Pour bébé :


- Vêtements pour une semaine
- 3 ou 4 gigoteuses (parce que les petits vomis ça va vite)
- Des langes parce que ça sert pour tout! Pour mettre sur le matelas à langer, dans le petit lit, pour essuyer un petit menton ou pour poser sur mon épaule quand bébé fait son rot
- Son doudou, même si à ce stade il n'est que symbolique
- Son petit coussin anti-tête plate (parce qu'il a le droit aussi à SON oreiller non mais)
- Des tétines "au cas où ce serait un grand téteur"
- Des petites moufles pour ne pas se griffer
- Ses affaires de toilette

Et bien sûr l'appareil photo, la caméra, histoire d'harceler ce pauvre enfant dès la naissance!!

Vous comprenez pourquoi UNE valise ce n'est pas possible pour moi? Bon il fuat dire aussi qu'on est à 1h30 de route de la maternité alors évidemment je prends TOUT pour la semaine parce que je ne peux pas dire "oh chéri j'ai oublié mon petit vaporisateur d'eau, tu vas me le chercher stp? Et tu pourras me laver quelques vêtements?" . Non, nous, on déménage et on envahit la chambre d'hôpital (qui heureusement est une chambre individuelle, sinon je ne sais pas où on aurait mis la deuxième maman).

Et vous les futures mamans? vous emportez quoi? vous avez un oubli à me signaler? c'est le moment, je pars dimanche!

mardi 1 mai 2018

Atelier cuisine : le crumble aux pommes

Aujourd'hui je vous présente la recette, ultra facile du crumble aux pommes!


Ingrédients :

- Environ 200g de beurre
- environ 300g de sucre
- environ 350/400g de farine
- environ 1 kilo de pommes

J'ai mis "environ" à chaque fois parce que ce n'est pas une recette qui demande une grande précision dans la pesée des ingrédients, c'est presque inratable!

Faites préchauffer le four à 190°.

Coupez les pommes (moi je les coupe en cubes mais chacun fait ce qui lui plaît) et les placer dans le fond du plat.


Faites ramollir le beurre, ajoutez le sucre et la farine, et mélangez de façon grossière.


Le résultat doit être grumeleux et sableux.


Puis parsemez vos pommes de ce mélange (moi je le fais avec les mains, il faut que ce soit bien sableux et aéré, ne tassez pas la préparation).

Et on enfourne pour environ 30 minutes!


Archi simple et super bon, succès assuré!

Et c'est évidemment très facile à réaliser avec les enfants, surtout quand il s'agit des mettre ses doigts dans la pâte et d'en mettre partout dans la cuisine.

vendredi 27 avril 2018

Notre premier vinaigre de cidre à la maison

Ma voisine et amie, m'a donné une "mère de vinaigre", bien sûr ma première réaction a été de dire "c'est quoi ce truc??", ça ressemble à peu près à un gros truc blanc qui paraît gluant mais qui ne l'est pas en fait.....
Bref elle m'a expliqué, c'est une sorte de champignon qui va transformer l'alcool contenu dans le cidre en acide.

La mère de vinaigre est au départ une pellicule fine et translucide qui se fripe au moindre contact. Petit à petit, ce film s'épaissit et ressemble à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques. La mère surnage à la surface du récipient, elle s'adapte à la forme du contenant dans lequel elle vit. Au départ très fine, elle s'épaissit jusqu'à devenir une peau épaisse, gélatineuse et ferme, parfois de plusieurs centimètres. 



Si la mère se multiple trop, donner ou jeter les mères inférieures et garder la mère supérieure, qui est la plus active.
La production de vinaigre n'est possible que si la mère flotte à la surface. 


Il vous faut donc pour faire du vinaigre de cidre : du cidre bio, un pot opaque pour ne pas laisser passer la lumière, de l'air (personnellement il y a un couvercle à mon pot et je ne laisse qu'un petit espace pour laisser passer l'air mais pas les mouches!), une mère de vinaigre (si vous laissez un reste  de vinaigre non pasteurisé bio macérer suffisamment longtemps vous en trouverez dans votre vinaigre a priori sinon il faut trouver une âme charitable pour vous en donner une....d'ailleurs si vous habitez en Haute-Marne, faites moi signe je vous en donnerai un bout de la mienne), et du temps!!!! J'ai obtenu mon vinaigre au bout de 2 mois et demi environ.


 

Franchement le goût est incomparable avec les vinaigres du marché, il est tout simplement EXCELLENT, on sent tellement bien le goût du cidre et de la pomme, un pur délice!

lundi 23 avril 2018

Ma césarienne est programmée, Côme naîtra dans 2 semaines...

C'est validé, officiel, j'aurai donc une césarienne programmée le 7 mai aux alentours de 8H. c'est ma troisième césarienne.
Mon aîné est né par voie basse après un déclenchement très très long et bien après terme.
Mon second est né par césarienne en urgence parce que le déclenchement 5 jours après terme, avait été un échec.
Mon troisième est né par césarienne programmée, 15 jours avant la date du terme.
Et mon quatrième naîtra lui aussi par césarienne programmée, 12 jours avant le terme.




Certaines vivent la césarienne comme un "échec" mais ce n'est pas mon cas. J'ai eu la chance de vivre un accouchement par voie basse, je sais ce que c'est. Et pour avoir vécu (pour mon second) l'angoisse extrême de l'accouchement qui ne démarre pas, des professionnels qui commencent à paniquer (et donc te font peur), de la césarienne en urgence dans le stress, je peux le dire sans aucun remords, je suis contente d'avoir une césarienne programmée. J'y vais sereine (non bon ok j'ai un peu peur mais ça va), et j'ai hâte de voir Côme.

De plus, nous habitons à 1h30 du CHU de Nancy (et oui vive la diagonale du vide) alors évidemment, le fait que ce soit programmé nous facilite un peu la vie, on peut s'organiser, ne serait-ce que pour faire garder les 3 autres!!! Ce sera la mission de mes parents (qui eux vivent en Normandie donc ce n'est pas non plus la porte à côté).

Ma seule grosse angoisse c'est que l'accouchement se déclenche tout seul, et qu'on soit obligé de trouver rapidement des personnes pour garder les enfants, et de faire les 1h30 de route pour rejoindre les urgences....
Statistiquement, ça devrait aller étant donné que pour les 3 autres l'accouchement ne s'est jamais déclenché, mais forcément j'y pense, et forcément, j'ai hâte que cette étape soit passée.

Et vous? Comment avez-vous accouché? Avez-vous bien vécu le mode d'accouchement, auriez-vous aimé faire les choses différemment?


Sur ce je m'en vais faire ma valise pour la maternité, tout du moins commencer (enfin il serait temps!!) !"

samedi 14 avril 2018

Atelier cuisine : la tarte aux fraises

J'ai décidé d'inaugurer cette nouvelle section du blog : les ateliers cuisine, avec la recette de la tarte aux fraises.
En effet, nous aimons tous cuisiner avec nos enfants, et c'est toujours très instructif alors je me suis dit que ce serait sympa de partager avec vous des recettes simples à faire avec vos enfants (ou pour vos enfants s'ils sont vraiment trop petits).
 Alors c'est parti!

La tarte aux fraises




Ingrédients :


Pâte sablée :

- 200g de farine
- 100g de beurre (toujours demi-sel chez nous)
- 80g de sucre en poudre
- 1 oeuf
- 1 pincée de sel

Crème pâtissière :

- 500 mL de lait
- 3 jaunes d'oeufs
- 100g de sucre
- 50g de farine
- 50g de beurre

Environ 500g de fraises (mais là c'est "à vue de nez").

Première étape : la pâte sablée.

Faites préchauffer votre four à 180°.
Faites fondre le beurre (1 min au micro-ondes ici), puis y ajouter le sucre en poudre, mélangez.
Ensuite on ajoute l'oeuf, le sel et la farine, on mélange bien. On obtient une pâte collante, c'est normal.


Préparez une feuille de papier cuisson dans un plat à tarte. Malaxez un peu la pâte avec les doigts puis déposer une boule de pâte au centre du plat.

Ensuite vous allez tout simplement (ou vous laissez faire vos enfants pour qu'il puisse en mettre partout et bien patouiller), étaler la pâte avec les doigts dans tout le plat, pas besoin de faire un "bord" haut.
Puis vous piquez tout le fond de tarte à la fourchette et vous le laissez cuire 20 minutes à 180°.



Une fois cuit, laissez le fond de tarte refroidir.






Deuxième étape : la crème pâtissière

Pendant que la pâte sablée cuit, faites chauffer le lait.
Dans un plat à côté mélangez les jaunes d'oeufs et le sucre.


Puis la farine. Mélangez bien puis ajoutez progressivement le lait bouillant en remuant bien pour éviter les grumeaux. Quand tout est bien mélangé, vous remettez le tout dans la casserole et vous faites chauffer pour faire épaissir la crème, à feu doux, en remuant en continu pour ne pas que ça accroche.


Quand la crème a épaissi, la mettre dans un plat et la laisser refroidir.



Troisième étape : Monter la tarte

Quand le fond de tarte et la crème ont bien refroidi, on peut tout "monter". 
On commence par démouler le fond de tarte qu'on place sur une grande assiette, puis on l'enduit de crème.

On lave les fraises, on les coupe dans le sens de la longueur et on les positionne (puis ou moins joliment selon son talent) sur la crème.


Et au final on a une très très bonne (et jolie) tarte aux fraises!


A conserver au frigo bien entendu et à manger avec gourmandise!!!! N'hésitez pas à m'envoyer vos photos si vous testez la recette!!



lundi 4 décembre 2017

Présentations

Nous sommes une famille avec 3 enfants (et un quatrième en cours de fabrication). A. , 12 ans, est scolarisé en 5ème au collège, il a toujours été scolarisé.
Louis et Joseph sont, quant à eux, instruits à la maison.

Louis a 3 ans et demi et il suit actuellement un niveau de Moyenne Section de maternelle et Joseph, 2 ans, est en "unschooling" pour l'instant, j'entends par là qu'il apprend par lui-même en nous observant et en participant à certaines activités avec son frère Louis. Il commencera une Petite Section quand je le sentirai prêt à cela.

Mon mari et moi-même sommes enseignants (mon mari est professeur de lettres en collège et lycée, et moi-même je suis professeur des écoles). Je suis actuellement en congé parental et me consacre à l'instruction et l'éducation de nos enfants à temps plein, c'est donc moi que vous lirez principalement sur ce blog.



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