lundi 30 avril 2018

Frise alphabétique

J'avais partagé avec vous ma frise numérique, inspirée de la classe de Céline Alvarez.

Je n'ai pas l'intention pour l'instant d'apprendre l'alphabet à Louis (parce que je n'en vois pas l'intérêt tant qu'il n'a pas besoin de faire des recherches dans un dictionnaire). Par contre Louis connaît bien ses lettres en majuscules, connait bien ses lettres Alphas, connaît les 3/4 de ses lettres en script et seulement quelques lettres en cursives. 
Alors je me suis dit que j'allais faire des frises alphabétiques, comme pour les nombres! Comme ça, dans le couloir (notre couloir va être envahi !!) il aura accès aux différentes frises et pourra s'entraîner avec son frère, quand il veut, à nommer les lettres! Et comme elles sont dans l'ordre alphabétique, mine de rien, par imprégnation, l'ordre des lettres s'inscrira en lui ce qui nous facilitera la tâche en CP quand il aura besoin de connaître l'ordre alphabétique! 

Du coup je partage avec vous mes frises alphabétiques, à découper, plastifier et coller en "longueur" donc dans un couloir c'est l'idéal!

Les majuscules :


Les lettres en script :



Les lettres en cursive (ou en "attaché"), police DUMONT :


Et les Alphas pour les adeptes comme nous :



N'hésitez pas à m'envoyer des photos de vos couloirs, ça va être très joli chez nous hihi!!


J'ai tout réuni sur un seul fichier PDF : frise alphabétique

vendredi 27 avril 2018

Notre premier vinaigre de cidre à la maison

Ma voisine et amie, m'a donné une "mère de vinaigre", bien sûr ma première réaction a été de dire "c'est quoi ce truc??", ça ressemble à peu près à un gros truc blanc qui paraît gluant mais qui ne l'est pas en fait.....
Bref elle m'a expliqué, c'est une sorte de champignon qui va transformer l'alcool contenu dans le cidre en acide.

La mère de vinaigre est au départ une pellicule fine et translucide qui se fripe au moindre contact. Petit à petit, ce film s'épaissit et ressemble à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques. La mère surnage à la surface du récipient, elle s'adapte à la forme du contenant dans lequel elle vit. Au départ très fine, elle s'épaissit jusqu'à devenir une peau épaisse, gélatineuse et ferme, parfois de plusieurs centimètres. 



Si la mère se multiple trop, donner ou jeter les mères inférieures et garder la mère supérieure, qui est la plus active.
La production de vinaigre n'est possible que si la mère flotte à la surface. 


Il vous faut donc pour faire du vinaigre de cidre : du cidre bio, un pot opaque pour ne pas laisser passer la lumière, de l'air (personnellement il y a un couvercle à mon pot et je ne laisse qu'un petit espace pour laisser passer l'air mais pas les mouches!), une mère de vinaigre (si vous laissez un reste  de vinaigre non pasteurisé bio macérer suffisamment longtemps vous en trouverez dans votre vinaigre a priori sinon il faut trouver une âme charitable pour vous en donner une....d'ailleurs si vous habitez en Haute-Marne, faites moi signe je vous en donnerai un bout de la mienne), et du temps!!!! J'ai obtenu mon vinaigre au bout de 2 mois et demi environ.


 

Franchement le goût est incomparable avec les vinaigres du marché, il est tout simplement EXCELLENT, on sent tellement bien le goût du cidre et de la pomme, un pur délice!

lundi 23 avril 2018

Ma césarienne est programmée, Côme naîtra dans 2 semaines...

C'est validé, officiel, j'aurai donc une césarienne programmée le 7 mai aux alentours de 8H. c'est ma troisième césarienne.
Mon aîné est né par voie basse après un déclenchement très très long et bien après terme.
Mon second est né par césarienne en urgence parce que le déclenchement 5 jours après terme, avait été un échec.
Mon troisième est né par césarienne programmée, 15 jours avant la date du terme.
Et mon quatrième naîtra lui aussi par césarienne programmée, 12 jours avant le terme.




Certaines vivent la césarienne comme un "échec" mais ce n'est pas mon cas. J'ai eu la chance de vivre un accouchement par voie basse, je sais ce que c'est. Et pour avoir vécu (pour mon second) l'angoisse extrême de l'accouchement qui ne démarre pas, des professionnels qui commencent à paniquer (et donc te font peur), de la césarienne en urgence dans le stress, je peux le dire sans aucun remords, je suis contente d'avoir une césarienne programmée. J'y vais sereine (non bon ok j'ai un peu peur mais ça va), et j'ai hâte de voir Côme.

De plus, nous habitons à 1h30 du CHU de Nancy (et oui vive la diagonale du vide) alors évidemment, le fait que ce soit programmé nous facilite un peu la vie, on peut s'organiser, ne serait-ce que pour faire garder les 3 autres!!! Ce sera la mission de mes parents (qui eux vivent en Normandie donc ce n'est pas non plus la porte à côté).

Ma seule grosse angoisse c'est que l'accouchement se déclenche tout seul, et qu'on soit obligé de trouver rapidement des personnes pour garder les enfants, et de faire les 1h30 de route pour rejoindre les urgences....
Statistiquement, ça devrait aller étant donné que pour les 3 autres l'accouchement ne s'est jamais déclenché, mais forcément j'y pense, et forcément, j'ai hâte que cette étape soit passée.

Et vous? Comment avez-vous accouché? Avez-vous bien vécu le mode d'accouchement, auriez-vous aimé faire les choses différemment?


Sur ce je m'en vais faire ma valise pour la maternité, tout du moins commencer (enfin il serait temps!!) !"

samedi 14 avril 2018

Atelier cuisine : la tarte aux fraises

J'ai décidé d'inaugurer cette nouvelle section du blog : les ateliers cuisine, avec la recette de la tarte aux fraises.
En effet, nous aimons tous cuisiner avec nos enfants, et c'est toujours très instructif alors je me suis dit que ce serait sympa de partager avec vous des recettes simples à faire avec vos enfants (ou pour vos enfants s'ils sont vraiment trop petits).
 Alors c'est parti!

La tarte aux fraises




Ingrédients :


Pâte sablée :

- 200g de farine
- 100g de beurre (toujours demi-sel chez nous)
- 80g de sucre en poudre
- 1 oeuf
- 1 pincée de sel

Crème pâtissière :

- 500 mL de lait
- 3 jaunes d'oeufs
- 100g de sucre
- 50g de farine
- 50g de beurre

Environ 500g de fraises (mais là c'est "à vue de nez").

Première étape : la pâte sablée.

Faites préchauffer votre four à 180°.
Faites fondre le beurre (1 min au micro-ondes ici), puis y ajouter le sucre en poudre, mélangez.
Ensuite on ajoute l'oeuf, le sel et la farine, on mélange bien. On obtient une pâte collante, c'est normal.


Préparez une feuille de papier cuisson dans un plat à tarte. Malaxez un peu la pâte avec les doigts puis déposer une boule de pâte au centre du plat.

Ensuite vous allez tout simplement (ou vous laissez faire vos enfants pour qu'il puisse en mettre partout et bien patouiller), étaler la pâte avec les doigts dans tout le plat, pas besoin de faire un "bord" haut.
Puis vous piquez tout le fond de tarte à la fourchette et vous le laissez cuire 20 minutes à 180°.



Une fois cuit, laissez le fond de tarte refroidir.






Deuxième étape : la crème pâtissière

Pendant que la pâte sablée cuit, faites chauffer le lait.
Dans un plat à côté mélangez les jaunes d'oeufs et le sucre.


Puis la farine. Mélangez bien puis ajoutez progressivement le lait bouillant en remuant bien pour éviter les grumeaux. Quand tout est bien mélangé, vous remettez le tout dans la casserole et vous faites chauffer pour faire épaissir la crème, à feu doux, en remuant en continu pour ne pas que ça accroche.


Quand la crème a épaissi, la mettre dans un plat et la laisser refroidir.



Troisième étape : Monter la tarte

Quand le fond de tarte et la crème ont bien refroidi, on peut tout "monter". 
On commence par démouler le fond de tarte qu'on place sur une grande assiette, puis on l'enduit de crème.

On lave les fraises, on les coupe dans le sens de la longueur et on les positionne (puis ou moins joliment selon son talent) sur la crème.


Et au final on a une très très bonne (et jolie) tarte aux fraises!


A conserver au frigo bien entendu et à manger avec gourmandise!!!! N'hésitez pas à m'envoyer vos photos si vous testez la recette!!



jeudi 5 avril 2018

Scander les syllabes, compter les syllabes

Pardon? Vous avez dit scander les syllabes? Oui oui je comprends la première fois qu'on entend cela on se demande vraiment de quoi on parle, c'est du jargon d'enseignant! En fait "scander les syllabes" se dit parfois aussi "frapper les syllabes" (non non promis nous serons bienveillants avec les syllabes). Il s'agit en fait de demander à votre enfant de frapper dans ses mains à chaque syllabe. Cela lui permet de les compter. Pourquoi les compter me direz-vous? Ça n'a aucune utilité en soi, c'est surtout pour entraîner l'oreille de votre enfant, lui apprendre à écouter et découper le mot.


Je vous ai trouvé une vidéo sympathique qui explique clairement ce que veut dire scander des syllabes.


Bien sûr, selon la région où vous habitez, les "e" finaux sont prononcés ou non, ça peut donc devenir un piège quand on a l'accent du sud, et dans ce cas on compte une syllabe de plus ;-) (et là aussi il n'y a pas de REGLE, ne soyons pas psychorigides! Vous devez juste décider si vous comptez le e final (dans ce cas il s'agit de syllabes écrites) ou si vous ne les comptez pas (syllabes orales). Ici on ne les compte pas, on n'a pas l'accent du sud ;-) et je ne veux pas fausser l'oreille de Louis en lui faisant compter des "e" là où il n'en entend pas, je ne veux pas qu'il m'invente ensuite des "fleurEs" ou des "soleillES".


Vous l'avez compris, scander les syllabes, c'est une première étape vers le décodage (la lecture syllabique). En identifiant les syllabes, on peut ensuite lui demander quelle est la première syllabe qu'il entend (il s'agit là de ce qu'on appelle "la syllabe d'attaque"), puis la dernière qu'on entend (la syllabe finale qui servira ensuite à travailler les rimes), puis lui demander quels sons il entend dans cette syllabe, et enfin lui faire écrire cette syllabe (de préférence avec un alphabet mobile au début pour éviter de lui compliquer encore la tâche).

Il est très facile de s'entraîner à scander les syllabes, pas besoin de matériel, juste d'une paire de mains! Et à n'importe quel moment de la journée, jouez à frapper les mots, à découvrir les syllabes. Ici, ça nous arrive souvent à table par exemple!

Ensuite, quand le concret est bien assimilé (et oui en le faisant frapper dans ses mains, vous "concrétisez" en quelque sorte le mot en vous appuyant sur le sens du toucher pour consolider le sens de l'ouîe, vous me suivez?). On peut passer à "'l'imagé" en lui proposant des fiches d'entraînement. Vous en trouverez un peu partout mais je vous ai mis un petit échantillon de fiches de travail en dessous.

La classe de Laurène

Sur Pinterest

La classe de Owin


Ensuite voici des fiches sur la syllabe d'attaque et la syllabe finale :

123 dans ma classe


Cette compétence, en maternelle, est travaillée en MS et en GS. Ici nous avons commencé avec Louis pour pouvoir avancer dans sa progression de lecture, mais si vous voyez que votre enfant se trompe à tous les coups, qu'il n'est pas prêt alors attendez un peu, vous verrez ça plus tard! Ça doit venir facilement et ne pas devenir une lutte.


mardi 3 avril 2018

La méthode de Singapour, qu'est-ce?

Vous en avez beaucoup entendu parler en 2017 et 2018 (c'est la méthode qui est d'ailleurs préconisée par le rapport Villani), les élèves de Singapour sont réputés pour être les meilleurs au monde en maths. Mais les enseignants de Singapour n'ont rien inventé, par contre ils ont eu l'intelligence de se pencher réellement sur l'enseignement des mathématiques selon diverses pédagogies dont  celles de Bruner ou Montessori (vous qui la pratiquez déjà vous reconnaîtrez beaucoup d'exercices et de pratiques "Montessoriennes" dans la méthode de Singapour).




Donc qu'est-ce que cette méthode mise au point à partir de ces pédagogies existantes?


1- C'est une méthode qui part du concret, pour ensuite passer sur "l'imagé" et ensuite sur l'abstrait, c'est à dire qu'on fait d'abord manipuler l'enfant, puis on lui fait faire la même opération mathématiques avec des images et on finit par lui montrer comment représenter ce qu'il vient de faire avec des symboles mathématiques.

Par exemple, pour apprendre à compter/dénombrer 5 éléments, on va d'abord lui donner 5 objets et s'entraîner à les compter en associant bien la comptine numérique à la manipulation (je prends un objet, je dis 1, je le mets de côté, je prends un deuxième objet, je dis 2, je le mets de côté....jusqu'à 5). Ensuite SEULEMENT quand ceci est acquis on lui demande de faire pareil avec des images (combien d'éléphants sont dessinés sur cette image?).
Et enfin seulement on lui demande de donner "la règle pour compter", donc d'expliquer la procédure à suivre. Pour les plus grands on utilise ensuite les symboles 1+1+1+1+1 = 5.

2- Il y a moins de sujets traités que dans les manuels de mathématiques actuellement en place dans les écoles MAIS les sujets sont traités en profondeur, de façon simple la première année, en approfondissant ensuite chaque année. Ça s'appelle enseigner de façon spiralaire. Par exemple la division est vue dès le CP de façon très simple, et approfondie chaque année. L'addition est bien sûr vue dès le CP mais le symbole + n'est vu qu'à partir du CE1. On prend le temps de mettre en place la procédure concrète, bien clairement, dans la tête de l'enfant AVANT de passer à l'imagé ou l'abstrait, pour que l'enfant, quand il utilisera essentiellement des symboles et des chiffres plus tard, sache ce qu'il est concrètement en train de faire, pour COMPRENDRE l'utilité et l'utilisation des mathématiques.

3- On explicite, on guide l'enfant et on le fait formuler lui-même à voix haute la procédure utilisée ou à utiliser pour s'assurer justement qu'il a compris ce qu'il fait, il ne s'agit pas là de reproduire "bêtement" une procédure parce que ça correspond au titre de la leçon du jour, mais de réellement stocker en mémoire une série de procédures qui servent ensuite à résoudre les problèmes.

4- Et on en vient au 4ème point, à la raison d'être des mathématiques : la résolution de problème. Elle est au cœur de cette méthode. Or c'est notre gros point faible! Nos petits élèves français sont très mauvais en résolution de problème! Pourquoi? parce que justement ils n'ont pas COMPRIS les procédures qu'on a essayé de leur enseigner, et parce qu'ils essayent de résoudre les problèmes en associant toute une série d'opérations alambiquée plutôt que de "traduire" le problème, le "modéliser" avec des dessins, tel que le préconise la méthode de Singapour.

Voici donc pourquoi, Louis, 4 ans, va commencer la méthode de Singapour dès sa Grande Section. Vous retrouverez cette progression de maths, parmi les progressions de "Grande Section" à venir.

Pour cela nous utiliserons les manuels de la Librairie des Ecoles, niveau Grande Section (je les ai achetés depuis 1 an déjà pour pouvoir les étudier à fond avant de me lancer dans l'aventure).

Voici donc ce que nous avons :

Le fichier de l'élève (+ le fichier d'autocollants qui va avec, mais depuis ils en ont sorti un avec les autocollants inclus)


Le guide pédagogique (indispensable si vous voulez suivre la méthode, sinon autant acheter un simple cahier d'activités lambda!) Il vous guidera pas à pas, de façon très claire et précise, même pour une personne n'ayant jamais enseigné les mathématiques.



Je vous dis à bientôt pour vous délivrer notre progression de mathématiques en GS avec comme fil directeur la méthode de Singapour associée aux outils de chez Nathan et Accès.

Si vous voulez acheter ces produits vous pouvez les trouver directement sur le site de la Librairie des écoles ou sur Amazon, selon vos préférences.



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